Mardi 4 juillet 2006 2 04 /07 /Juil /2006 11:34

 

Et comme dans les contes de fées : ils se marièrent, s'installèrent à Antibes et eurent beaucoup d'enfants ...

Notre nouvelle adresse est 4 avenue Gazan, 06600 Antibes et notre petite fille est prévue pour mi-juillet.

A bientôt,

Angèle et Jérôme

Regardez l'album photo de notre mariage  !

 

Par Jérôme et Angèle - Publié dans : tsangatour
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Jeudi 19 janvier 2006 4 19 /01 /Jan /2006 22:31

Tsangatour - 40ème et dernier épisode

Extrait du sommaire du livre de survie que j’ai reçu pour Noël :

Chap 1 - Comment forcer une porte, 

Chap 4 - Comment échapper à un ours, 

Chap 5 - Comment lutter contre un alligator, 

Chap 8 - Comment entrer dans un train en marche,

Après une lecture attentive, force est de constater que les conditions de vie terrestre se sont fortement dégradées depuis notre départ. Je me souviens encore avec nostalgie de l’époque où il n’y avait pas d’ours, pas d’alligator, où les portes s’ouvraient avec des clés et où les trains s’arrêtaient encore dans les gares.

Assurément il y a aujourd’hui du Robinson Crusoé dans notre démarche de retour à la civilisation. Nous abordons avec pragmatisme les fondamentaux vitaux. Une fois le toit garanti (le Trayas), l’étape suivante consiste à trouver de la nourriture dans une jungle hostile. Cela se traduit en langage contemporain par trouver un emploi tout en régularisant notre situation administrative. De quoi conforter notre sentiment que le projet que nous avons choisi n’était clairement pas un choix de facilité.

Parallèlement de belles émotions s’offrent à nous. En premier lieu tous les témoignages d’affection que vous nous avez porté. Ceux qui nous ont suivi de près ou de loin, ceux qui étaient là pour notre retour, ceux que nous avons revu depuis, ceux dont nous avons eu des nouvelles récentes et tous les autres. Ca fait chaud au cœur.

Nous réalisons également que nous avons fait un projet un peu fou qui restera pour toujours dans nos vies. Quelques chiffres à la louche sur le Tsangatour : 

 - 8 mois et une semaine en mer,

 - 262 levers de soleil et 4 jours de pluie,

 

 - 3 continents rejoints par la force du vent, 

 - 9 pays et leur culture découverts,  

 - Sur 7 langues, 25 mots mémorisés en tout,  

 - 48 poissons et assimilés pêchés,  

 -19 espèces différentes référencées (kite surfer inclus),  

 - 3 tubes de crème solaire utilisés,  

 - 26 passagers embarqués,  

 - 4500 miles nautiques parcourus,  

 - 316 manœuvres de port,  

 - 113 mouillages,  

 - 3 nuits dans un lit à terre,  

 - 10 nuits complètes de navigation,  

 - 1013 heures de navigation.  

 Après tout cela le Tsanga –Tsanga va très bien et est à vendre. Avis aux amateurs.

L’avenir nous prévoit aussi de très bons moments. Nous n’en avons pas trop parlé jusqu’à maintenant car tel est l’usage, mais nous pouvons vous le dire maintenant : Angèle a été sensible au mâle de mer. Un passager clandestin a fait éruption sur la fin du voyage et sa naissance est prévue pour mi-juillet. Nous avons également décidé, après un an de vie commune aussi intense, de nous marier. Comme vous le voyez 2006 commence très fort. Nous ne pouvions rêver meilleure note finale pour mettre un terme à ce blog.

Merci à tous ceux qui nous ont suivi. Nous espérons que vous avez pris autant de plaisir à nous lire que nous en avons eu à vous donner de nos nouvelles.

Pour que le voyage continue, nous vous laissons tranquillement passer l’hiver au chaud devant la cheminée, mais dès le mois de mars rendez-vous sur Paristana.over-blog.com. Karine, Thierry et leur deux enfants partent pour un an vivre à Madagascar. De belles aventures en perspectives au pays du Tsanga-Tsanga. Le relais est passé.

Nous vous souhaitons une très belle année 2006.

A bientôt,


Angèle et Jérôme  

Et aussi, vous pouvez nous écrire sur nos mails. 

jerome_estival@yahoo.fr

 

angele.demarcillac@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Transition douce : les couleurs du Tsanga-Tsanga et la mer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les copains d'abord

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Attaque de grue

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernière traversée du Tsangatour vers le port de Golfe Juan et retour en train

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noël 1: Le Trayas

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Noël 2: Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nouveau plan d'eau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

300km/h et aucune manoeuvre à faire, ça a du bon la terre!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'abus du ballon de rouge est dangereux pour la santé

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Stage parent niveau poussette

 

Par Jérôme et Angèle - Publié dans : tsangatour
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Lundi 28 novembre 2005 1 28 /11 /Nov /2005 18:12

Tsangatour – 39ème épisode

Les navigateurs aux longs courts d’antan connaissaient les courants marins. Au passage de certains caps, ils les utilisaient pour jeter des bouteilles à la mer contenant de précieuses nouvelles pour leurs proches. Ce procédé ingénieux et rudimentaire permettait aux informations d’Arriver Directement Sur le Littoral (ADSL). Depuis le procédé de transmission n’a cessé de se perfectionner, oubliant malheureusement quelques zones géographiques comme le Trayas. Cela nous vaut aujourd’hui de vous donner des nouvelles de notre arrivée avec un peu de retard.  

Comme prévu nous sommes bien arrivés le 11 novembre 2005 au Trayas. Mais je tiens à vous prévenir, l’histoire de notre retour n’est pas anodine et s’adresse à des lecteurs conscients des risques qu’ils prennent. Lire les lignes qui suivent, c’est s’exposer à ne plus jamais regarder du même œil sa famille et ses amis. On y va ?

2005, l’année qui aura fait trembler le monde. Depuis maintenant 15 jours, le KGB, le Mossad et le FBI sont en crises. Le monde des missions secrètes est en émoi. Une organisation jusque là inconnue vient de tous les renvoyer au bac à sable. De quelle manière?

L’opération Pénélope.

Août 2005 – Paris, un noyau dur d’activistes se fédère autour de Julie, sœur aînée d’Angèle. Le renseignement semble fiable, d’après ses calculs le Tsanga-Tsanga devrait toucher la côte française aux alentours du 11 Novembre 2005 dans un périmètre situé entre Cannes et Saint Raphaël.

Alors que nous nous dorons tranquillement la pilule en mer Egée, l’idée fait boule de neige. L’opération prend forme autour de trois entités : famille Marcillac, famille Estival et les amis dont le groupe des Tignards.

Septembre 2005 – Julie se charge de prévenir les amis alors que Bebert met à profit son esprit machiavélique (école Chambond) pour s’occuper de la désinformation. Faux mail collectif à notre attention :

 

« Chers amis, comme chaque année la tradition millénaire sera respectée. J’ai d’ores et déjà réservé les mêmes appartements que l’an dernier pour l’ouverture des pistes à Tignes pour le week-end du 11 novembre ». 40 destinataires. Qui pourrait mettre cela en doute ?

Octobre 2005 - La délégation Maltaise faite de Sophie, Anne et Philippe en remet une couche. «  Pas mal la petite baignade, surtout quand on sait que dans un mois on est au ski ».

 Nouvelle salve de désinformation coté Marcillac. Nathalie concocte des faux vrais mails du lundi d’un réalisme désarmant. Gérard devant être pour des raisons professionnelles au Mexique, un transport de groupe dans le sud est exclu. Par souci de crédibilité, Jeanne et Jean-Charles sont disponibles.

Autant le dire tout de suite, l’opération Pénélope est conforme au plan, la target Tsanga-Tsanga est dans le brouillard.

Novembre 2005 - La famille Estival, plus petite donc plus mobile, s’occupe des missions rapprochées. L’opération Pénélope envoie ces taupes. Vincent (mon frère) et Ségolène nous rejoignent à Ajaccio pour notre dernière semaine de navigation. Ils doivent nous accompagner au point de rendez-vous en douceur, sans éveiller les soupçons. Retrouvaille, navigation sous le soleil, pêche d’oursins, tout se passe tranquillement jusqu’à ce que les prévisions météo viennent troubler le programme. Le capitaine tranche, il vaut mieux faire la traversé un jour plus tôt … stupeur … ça nous permettra de passer à Monaco histoire d’accrocher un pays de plus au palmarès du Tsangatour … fausse alerte.

La traversée se fait avec plus de vent que prévu, surtout pendant la nuit, ce qui chamboule notre programme de quarts et nous vaut une bonne fatigue à l’arrivée.

Nous voici le jour J, entre Monaco et le port du Trayas. Le comité d’accueil doit être composé de ma mère, mon père, Jeanne et Jean-Charles. La journée est superbe et nous redécouvrons avec plaisir ces paysages familiers. Douce France. En bon marin rentrant au port d’attache nous briquons le Tsanga.

Je téléphone à mon père. Il me recommande d’appeler la capitainerie pour être sur d’avoir une place, - Jeanne et Jean-Charles? - pas vu! Mais sont peut être dans le coin, peut pas dire. Bon, on positive. Ca va être calme. C’est bien un peu de calme après une grosse traversée.

Soudain nous apercevons la digue du port. Bonne nouvelle ils se sont retrouvés, ils y sont tous les quatre. Je laisse la barre à mon frère pour rejoindre Angèle et les saluer. Le Tsanga longe la digue. Coups de corne de brume et écharpes agitées de part et d’autre. Nous voici après plus de 8 mois en mer de retour chez nous. C’est un moment fort. Soudain une clameur monte de l’autre côté de la digue. Des ballons aux couleurs du Tsanga apparaissent ainsi que des branches de palmiers. Puis c’est le tour d’une horde de sauvages. 1, 2,5..10..20... On ne peut plus les compter. Nous n’en revenons pas. Le sourire complice de mon frère et de Ségolène me fait comprendre qu’ils étaient dans le coup. Avec Angèle nous restons abasourdis. Les cornes de brume y vont de plus belle, les cris aussi. Nous reconnaissons peu à peu les silhouettes. D’abord Caroline avec sa chevelure blonde accompagnée de Stéphane. Une voix : « les gau-gau, les gaulois ! » permet d’identifier sans erreur possible Quentin. Le clan Marcillac avec Nathalie, Gérard, Julie, Jeanne, Jean-Charles, Brice, Alix, Lise, Victoire, Emilie et Marion arbore un foulard de corsaire rouge sur la tête, le tout agrémenté d’une grosse boucle d’oreille dorée. Pour ce qui est de Gérard cela relève clairement de la vocation manquée.

Les Tignards quand à eux n’ont pas complètement déserté la tradition montagnarde puisqu’ils portent leur tenue de ski. Hélène, Bébert, les deux Sophies, Anne-Laure, Quentin, Caroline, Stéphane. Djé en matelot insoumis, jouera les transfuges en tenue de corsaire Marcillac.

Ce n’est pas possible, ils ne peuvent pas physiquement être là, nous avons des mails qui le prouvent !       

Nous sommes pris dans un tourbillon et le Tsanga nous rappelle à l’ordre. Il est grand voile dehors et nous nous apprêtons à rentrer au port. Voile baissée, pare battages installés, nous préparons rapidement le bateau, puis rentrons dans le port. Une place nous attend avec un tapis rouge ! Elle est située entre deux gros bateaux. S’il y a une manœuvre qu’il ne faut pas louper, c’est celle-là. Ca passe. Nous nous amarrons à la va vite et débarquons. C’est alors une pluie de champagne, de ballons, de cris et de sourires. Sous une banderole « vive Angèle et Jérôme » Angèle reçoit un gros bouquet de fleurs et moi ma casquette d’amiral. Des pancartes nous disent « bienvenue » dans toutes les langues des pays que nous avons visités soit 8 au total. Certains connaissent déjà le Tsanga, d’autres le découvre. L’opération Pénélope a marché à fond et nous n’y avons vu que du feu. Nous voici de retour chez nous sur la terre ferme et bien entourés par une bande de manipulateurs éhontés. Nous n’oublions pas ceux qui n’ont pas pu venir et qui pensent à nous.

La suite?

Des bonnes choses comme ça, ce serait dommage de tout manger d’un coup. J’en garde pour un prochain épisode.

A bientôt,

Angèle et Jérôme  

 

 

   

 

 Austérité 

 

 Expérience scientifique:

Le bonnet augmente de 20% les performances au Sudoku 

 

 Eglise Catholique Romaine prise à partir de l'église Catholique  Byzantine  

 Particularité culturelle des petits hommes verts?

Ils n'enfilent pas leurs palmes ils les scotchent 

 

 Dégustation d'oursins 

 

 Il y a du mariage dans l'air chez les petits frères ces temps-ci  

 

 Tsanga sauvage - Calvi 

 

  Tsanga chic - Monaco 

 

A vos marques, 

 

 

  prêt,

 

 

 

  partez!!! 

 

Les arrivées c'est comme la météo, faut pas se fier aux prévisions!

Par et Angèle - Publié dans : tsangatour
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Mercredi 23 novembre 2005 3 23 /11 /Nov /2005 15:39

Tsangatour – 38ème épisode

 

Pour la première fois je baisse le pavillon de courtoisie italien sans le remplacer par un autre. C’est un indice qui ne trompe pas, nous sommes bientôt de retour à la maison. J’avais tendance à penser que la peur de l’inconnu occupait une place de choix dans les préoccupations du marin. Et voilà que c’est le retour chez nous qui nous taraude. Nous dormons moins bien. Pendant huit mois, nous avons appris à connaître et à apprivoiser la mer et le Tsanga jusqu’à en faire des éléments indissociables. Soudain le monde terrestre s’apprête à s’emparer de nous et reprendre ses droits. A-t-il changé pendant notre absence ? Avons nous changé ? En France des voitures brûlent, nous nous pêchons des seiches. La zone de recouvrement entre les deux univers parait bien faible.

 

Anne nous rejoint pour faire le sud de la Corse avec nous. Anne est sociologue et ne connaît pas la voile. On fait du troc. Je t’explique ce qu’est un winch, tu me décris la France d’aujourd’hui. Bon moyen, bien qu’un peu théorique, de reprendre contact avec la terre ferme. Bonne nouvelle, partir un an sur un voilier est un choix très moderne et très tendance.

 

 Notre arrivée en Corse se fait à la Rondinara. Nous y sommes bloqués par la météo pendant trois jours. C’est l’occasion pour moi de partager mes souvenirs d’enfance et de montrer à Anne et Angèle la maison d’Hélène (première passagère du Tsangatour). La plage déserte est l’occasion d’une activité désormais traditionnelle depuis le « Spirit of Samos » : la création, avec les matériaux rejetés par la mer et accumulés sur la plage, de petits voiliers de fortune. « Petit bouchon », création d’Angèle, est une construction de bois et de liège dont la particularité, révélée lors des essais, est d’avoir sa voile sous l’eau. « Chardon ardent », sur un plan d’Anne, est un modèle qui sacrifie un peu l’hydrodynamisme au profit d’un look incomparable fait d’une fleur de Chardon. « Spirit of Corsica », ma création, reste dans la lignée des transméditerranéens, digne descendant du spirit of Samos. Une fois poussés au large par le vent, la destinée de ces frêles embarcations est souvent un mystère. Sauf une fois en Sardaigne, nous avons eu la fin de l’histoire. A une centaine de mètres du bord, une grosse vedette des Carabinieris ayant identifié notre embarcation comme un détritus flottant, s’empressa de la rejoindre avec ses puissants moteurs et de la couler à coup de bâton. L’image était forte. Celle d’une fragile et innocente embarcation en quête d’un petit peu de liberté anéantie par une autorité implacable. La flottille de la Rondinara finira mieux, puisque nous retrouverons les deux tiers de nos embarcations échouées le lendemain de l’autre côté de la baie et presque intactes.

 

Il est temps maintenant d’aller à la ville. Anne est le témoin de notre résurrection olfactive. Premier croissant sur le port de Bonifacio. Nous avions oublié comme c’était bon. Etonnant tout ces gens qui parlent Français. Cela ne suffit pas à me faire perdre mes mauvaises habitudes. Depuis le départ j’ai, à la différence d’Angèle, toujours un pays de retard au niveau vocabulaire. Ce sera donc des Bonjornos cette fois ci.

 

Nous avons vu la Corse de mars, voici celle de novembre. La principale différence est la température de l’eau qui est encore de 20°C. Mais il ne faut pas se leurrer, nous allons vers le nord et vers l’hiver, ce sont nos Carabinieri à nous. Il nous faut rentrer avant que les tempêtes de novembre s’installent.

A bientôt,

Angèle et Jérôme

La Rondinara ...

... sous un climat d'automne

Les trois voiliers sur la ligne de départ

La course est commencée

Le lendemain, un des rescapés

Cap sur la ville

Arrivée sur Bonifacio

Miam, la patisserie française

Les fameuses falaises

Anne à la barre

Coté côte : carte postale touristique

Coté montagne : Sartène, capitale de la vendetta 

Par Jérôme et Angèle - Publié dans : tsangatour
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Mercredi 9 novembre 2005 3 09 /11 /Nov /2005 00:00

Tsangatour – 37ème épisode

 

 

Nous sommes en Sardaigne, nous sommes sur la lune. Le satellite n’a pas la masse critique pour retenir une atmosphère. L’île n’a pas la vitalité pour retenir ses vacanciers. Alors le vide s’installe. Les chances de trouver un café Internet dans l’un ou l’autre des deux univers sont à peu prêt équivalentes.

 

La Sardaigne a néanmoins pour elle ses paysages. Nous avons eu peu de belles plages sur notre parcours. Dans ce domaine, l’île s’impose entrelaçant la roche rouge aux cordons de sable blanc. Ce sera pour nous le décor d’une expérience étonnante.

Nous sommes devant une jolie petite plage de l’île de Mortorio. Le comité d’accueil se limite à une mouette hésitant à nous considérer en tant que danger ou source de nourriture. Au risque d’en faire souffrir quelques uns, notre première action sera de nous baigner dans une eau encore à 20°C. De retour au bateau, Angèle bouquine et je mets de l’ordre dans mon matériel de pêche. J’agite mon leurre à mouette (voir épisode précédent) devant notre voisine pour tester sa réactivité, puis l’abandonne négligemment sur la plage arrière du bateau. A ce stade où tout est pourtant calme à bord, les jeux sont faits, la suite n’est qu’un enchaînement logique et implacable d’événements :

 

1 – Pearl Hartbour

 

La mouette a tranché : nous sommes une source de nourriture. Un petit bruit sec sur l’arrière du bateau nous fait sursauter. Nos regards se tournent vers le lieu du crime. La mouette nous regarde d’un air vaguement coupable et le leurre a disparu. Visiblement l’attaque a échoué, elle ne l’a pas avalé. Nous regardons dans l’eau. Le leurre est au fond, 8m plus bas.

 

2 - Sauver le Koursk

 

L’équipe de sauvetage s’organise. Comment remonter à la surface l’objet perdu ?

 

Il faut descendre à son niveau et le crocheter. Je fouille dans mon matériel. J’ai ce qu’il faut. Un Rapala, petit poisson plombé équipé de 2 hameçons.

 

3- Vingt mille lieux sous les mers

 

L’opération de sauvetage commence. Descente sur le fond. Repérage de la cible. Nous allions réussir notre mission lorsque une masse sombre et tentaculaire se jette sur le Rapala. Interloqué, je remonte l’ensemble. La bête collée à sa proie découvrant l’air libre projette sur moi et le Tsanga assez d’encre pour repeindre l’arrière de bateau. La pêche à la seiche vient d’être inventée.

 

 

L’étape suivante devait nous ramener à la civilisation, et pas n’importe laquelle : Porto Cervo, le Saint Tropez Sarde. Les traces sont là : places au port pour bateaux de plus de 20m, boutiques de marque, poubelle publique ayant pour unique contenu une bouteille de champagne vide. On n’est pas chez les pêcheurs de seiche ici. Etonament, pour ce qui est des Jet-setteurs, il n’y a plus personne. Ce doit être la saison. Comme dans la fable, les cigales danseuses ont laissé la place aux fourmis. Une bière et un jus de poire à 14€ achèveront de nous convaincre que le « port au cochons » n’a que peu d’intérêt.

 

Nous reprenons notre route plein nord jusqu'à voir, pour la première fois depuis 8 mois les côtes française à travers les bouches de Bonifacio. Le retour prend forme, c’est la fin des bonjourno, dobar dan, kalimera et autres maraba et le début d’autre chose. Il nous reste à découvrir quelle nouvelle forme d’inconnu se profil devant notre étrave.

 

 

A bientôt,

 

 

Angèle et Jérôme

Lucky: premier poisson

Unlucky: première seiche

Listes des acteurs par ordre d'apparition à écran:

Leurre à mouette, Seiche et Rapala

Paysage Sarde

Excursion terrestre

 

Ciel

Plage

Fille

Trois raisons pour sourire

Tsanga collection automne hiver

Porto Cervo ou la Sardaigne exubérante

Maddalena ou la Sardaigne traditionelle

Par et Angèle - Publié dans : tsangatour
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