Vendredi 28 octobre 2005 5 28 /10 /Oct /2005 00:00

Tsangatour – 36ème épisode

 

 

 

Angèle constate,

 

nous sommes déjà en Sardaigne et je n’ai pas encore parlé de la Tunisie. Il faut dire qu’il y a tant de choses que nous voudrions vous faire partager. Que choisir pour alimenter une petite page de blog? La recherche est en amont, aiguiser son regard, ne pas laisser la routine s’installer, trouver les mots justes qui garderont la saveur originale. Le risque avec la Tunisie ? Donner le goût du couscous en boite.

 

Mais venons en aux faits : Cap Afrique, le Delirium et le Tsanga Tsanga arrivent au soleil couchant dans le port de pêche de Madhia. Nous accostons devant le bureau des douanes, nous sommes un peu tendus. Il faut dire que les autorités locales n’ont pas très bonne réputation dans le monde de la plaisance. Contre toute attente, nous découvrons des personnes charmantes qui nous feront nos papiers sans difficulté. Nous sommes dans un univers de pêcheurs, nous sommes les seuls voiliers, pas mécontents d’avoir fait la route ensemble. A la sortie du port, nous découvrons une ville grouillante qui respire la santé. Tout y est soigné et chacun semble y avoir sa place. Tout cela est vrai jusqu’à 18 heures. A ce moment Madhia se transforme en ville fantôme. Nous la partageons avec les chats. C’est ramadan. Après une journée de privation, au son du canon, chacun rentre en famille se restaurer.

 

En ce qui nous concerne nous faisons le point sur notre itinéraire. Nous sommes en retard. Il faudra donc remonter la côte tunisienne comme des convoyeurs plus que comme des touristes. Monastir, Hammamet, Khelibia, nous arrivons souvent le soir à la recherche du seul restaurant ouvert pendant le ramadan et repartons au petit matin. Tout est fugitif, ce n’est que plus grisant; c’est fatiguant aussi. Nous passons beaucoup de temps sur l’eau. La pêche reprend.

 

Cela nous a permis de résoudre notre problème de conservation des poulets. Nous nous fournissons directement en volaille fraîche. Nous péchons des mouettes! Notre nouveau leurre maltais (belle acquisition) n’a pris aucun poisson, mais coup sur coup deux mouettes. Un cauchemar à décrocher entre les cris d’Angèle et ceux des oiseaux accompagnés par leurs copines volant en rase motte. Pour les personnes lassées de la pêche traditionnelle et à la recherche de sensations nouvelles, nous avons un leurre à disposition.

 

Nous voici à Bizerte, point final de notre semaine tunisienne. Les habitants sont toujours aussi gentils. Nous achetons quelques souvenirs mal négociés, des vivres, du gasoil en bidon et partons au coucher du soleil et au coup de canon du ramadan. Direction plein nord : la Sardaigne.

 

 

 

A bientôt,

 

 

 

Angèle et Jérôme

 

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Vendredi 28 octobre 2005 5 28 /10 /Oct /2005 00:00

Tsangatour – 35ème épisode

Nous sommes en route et notre esprit n’est pas vide. L’actualité récente s’est chargée de nous transmettre sa vision de l’île italienne de Lampedusa. L’image se cristallise. Des réfugiés africains derrière des barbelés, des boats people, une île sur les dents, en état de siège, en alerte. A l’autre extrémité il y a les images du film Respiro, hymne à la vie et à la méditerranée. Au milieu, se trouve le Tsanga qui arrive en vue de l’île.

Le premier contact est radiophonique. Nous entrons dans le port et faisons des ronds dans l’eau entre les bateaux de pêche en attendant que l’officier du port nous donne son aval. Il est incompréhensible. Nous retrouvons à regret cette facette des autorités italiennes procédurières et pas claires. Pour couper court, nous prétextons un problème de radio et allons nous installer à côté des deux seuls voiliers de l’île. Comme souvent dans ces coins perdus, un couple de francophones nous accueille et nous invite à déjeuner sur leur bateau, le Delirium. Ce n’est pas de refus après une navigation difficile marquée par un peu de casse en particulier notre téléphone portable. Nous faisons connaissance avec Veronica et Jean Paul. C’est un couple germano-belge, la cinquantaine joviale, navigateurs idéologiques et inventeurs dans l’âme. Nous ferons ensemble un bout de route.

 Jean Paul est fin cuisinier. C’est un peu troublant quand on est né à Cannes de se faire enseigner la préparation de la soupe de poisson et de la rouille par un Belge. Cependant, le rajout dans les ingrédients de pommes de terre « finement coupées dans le sens de la longueur » trahit à mon avis une réinterprétation bruxelloise de la recette d’origine.

Nous allons découvrir l’île. C’est un caillou pelé où une seule ville a pu pousser. L’atmosphère y est paisible et vivante à la fois. Les gens sont souriants et aimables, ils vivent dans les rues jusque tard le soir. Le parc automobile est une curiosité. La moitié des véhicules sont des Méharis multicolores formant ainsi une forme de réserve écologique pour Citroën des années 70. Adaptation des espèces, les essuies glaces ont disparus sur cette terre aride. Vu qu’il s’agit de l’unique véhicule terrestre qui nous attend à notre retour, nous préparons le terrain en en louant une. Rouge, comme l’originale. Nous visitons l’île avec nos nouveaux compagnons, nous découvrons une plage de rêve. Vaste aquarium sur sable blanc où une multitude de poissons viennent saluer les nageurs. Jean Paul m’explique son concept de voilier qui révolutionnera la plaisance. Il cherche un investisseur, avis aux amateurs. Veronica nous commente le livre qu’elle a écrit sur sa vie et ses choix. Nous accordons nos programmes.

La météo est clémente malgré les risques d’orage. Nous partirons demain à la découverte d’un nouveau pays. Direction Cap Afrique en Tunisie, porte d’entrée obligatoire du troisième continent de notre périple.

 A bientôt,

 

Angèle et Jérôme

 

 

 

 

 

 

  

  

 

  

 

  

 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Lundi 17 octobre 2005 1 17 /10 /Oct /2005 00:00

Tsangatour – 34ème épisode

 

 

 Il faut bien le reconnaître, touristiquement parlant, le mois d’octobre est suspect. L’été est déjà loin et la neige pas encore là. D’ailleurs les séjours sont en promo, c’est louche. Alors on se méfie et forcement ça se ressent sur le terrain. Les petits ports se libèrent du flot de vacanciers et retrouvent leur couleur et leur rythme d’origine. Il en est ainsi du petit port de pêche de Porto Palo à l’extrémité sud-est de la Sicile. La pêche y est tout, jusqu’au clocher de l’église surmonté d’une girouette espadon. Les navigateurs que nous croisons changent également, c’est le temps des navigateurs au long cours. Nous croisons Caroline et Sébastien dont l’âge et le parcours ressemblent étonnamment aux notres. Le mimétisme va jusqu’à avoir choisi le même fournisseur de blog pour raconter leurs aventures.

La traversée pour Malte se passe bien, vent bon plein, plus de 6nd de moyenne. L’arrivée au pied de la Valette devant la plus grosse forteresse d’Europe est saisissante. Nous y retrouvons Sophie, Anne et Philippe, nos nouvelles recrues. Nous partons ensemble à la découverte de ce petit pays atypique. Situé entre l’Europe et l’Afrique, proche de l’Italie, ancienne possession britannique, la langue y est de consonance arabe. La France, quant à elle, y a laissé le code Napoléon et deux mots : « bonjou » et « bonsoi », synthèse de notre éphémère passage sur l’île.

Le programme de navigation de nos visiteurs commence en douceur par des sorties ensoleillées et peu ventées. Les journées étant plus courtes nous essayons de nous caller sur le soleil. Le soir, le couvre feu est à 10h, ce qui convient à tout le monde après une journée en mer. Nous visitons Gozo en 4x4. Philippe devient naturellement le responsable resto, il a une sorte de sixième sens pour trouver le bon endroit. Les autres membres de l’équipage ne sont pas en reste. Sophie et Anne, palliant le vertige d’Angèle et mon poids, montent dans le mât pour des réparations. La météo est changeante et notre programme de faire le tour de l’île nous impose de naviguer sous la pluie et les éclairs. Ca laisse le temps de discuter et de mieux se connaître :

 -         Angèle disserte : « une étape importante de notre voyage a été franchie quand nous sommes allés dans le sens du soleil et non plus l’inverse ».

 -         Philippe analyse : « la cause est entendue, les tourtereaux du Tsanga sont déjà sérieusement satellisés et il faudra prévoir un bon parachute pour retomber sur terre ».

 A la fin de la journée nous sommes fatigués, mais de bonne humeur.

Prochaine étape : Saint Julian. Après avoir été refoulés faute de place dans la marina officielle, nous squattons le petit port des bateaux de pêche. Le Tsanga y est un peu comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, mais nous finissons par nous amarrer entre deux corps-morts sur la seule place disponible. Une heure plus tard le titulaire de la place nous aborde :

 -         Désolé Monsieur, nous n’avons pas trouvé d’autre place, nous ne restons qu’une nuit.

-         Ok pour une nuit, mais pour ne pas avoir de problème avec le gardien dites que vous avez parlé avec moi, Peter ou plutôt dites Sylvio, c’est le propriétaire de la place (acte 1)

 La place étant assurée nous partons visiter la ville. L’appellation d’Ibiza maltaise n’est pas usurpée et contraste avec le reste de l’île. Les rues sont bondées et  les minijupes foisonnent. Nous sommes vendredi soir et la jeunesse maltaise s’en donne à cœur joie. Le couvre-feu habituel du bateau est levé. La nuit est courte et comme souvent dans ce cas, au petit matin, quelqu’un frappe sur la coque. Je sors complètement embrumé (acte 2) :

 -         Vous êtes sur une place privée, vous avez 5 min pour partir !

 -         Ne vous énervez pas, c’est déjà réglé, j’ai déjà discuté hier avec…. (recherche)… Sylvio

 -         Mais je suis Sylvio !

 -         … Ah, ...alors je voulais dire Peter…

 La discussion se conclura finalement sur les coups de huit heures du matin avec un sursis pour la place et un « Thank you Sir, and have a good night » de ma part.

 Le périple pour nos équipiers touche à sa fin. Ils ont bonne mine. Il est temps pour eux de rentrer en France et pour nous de reprendre la mer direction l’île de Lampedusa.

 A bientôt,

 Angèle et Jérôme

    

 Rendez-vous des pêcheurs 

 

 

 

 A l’assaut de la Valette 

 

 

 

 Déclin de la marine Anglaise à Malte  

 

 

Etape touristique

 

 

 

Pilote non automatique

 

 

 

 Tsanga créativité : Navigation astronomique sous éclipse solaire

 

 

 

 

 

Débarquement

 

 

   

 

Paparazzi sans limite

 

 

 

« Tu sais changer un boulon ? » qu’il disait le capitaine

 

 

 

 

Sensation grand large

  

 

 

Gozo

 

 

 

 L’homme des sables et sa sirène

 

 

   

 

Malte ou comment faire chapeau melon et botte de cuir version italienne

 

 

   

 

Bain coloré

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vendredi 30 septembre 2005 5 30 /09 /Sep /2005 00:00

Tsangatour - 33ème épisode

 

« Il suffit de regarder quelque chose longtemps pour lui trouver de l’intérêt »

 Je ne sais plus de qui est la citation, mais pas de doute, notre prochaine étape devrait nous permettre de trouver plein de choses intéressantes sur le Tsanga :

Trois jours de mer, traversée d’une traite de la mer Ionienne depuis Pylos dans le Péloponnèse jusqu’à Syracuse en Sicile, 310 miles, trois fois la distance Corse - Continent.

 Prologue

Evidemment nous appréhendons un peu le départ. Pour éviter de trop y penser nous nous plongeons dans les préparatifs. Un winch qui fait du bruit ? Les voici tous les quatre démontés, nettoyés, graissés. Check-up moteur, mise à niveau d’huile et de liquide de refroidissement, plein de gasoil (au bidon faute de camion-citerne), plein d’eau (en piratant un lointain robinet). Le frigo est plein, la bouteille de gaz changée, nous sommes prêts. Il ne reste plus qu’à prendre la météo sur l’unique ordinateur connecté à internet du village. Les conditions prévues sont calmes pour les trois prochains jours avec un vent ne dépassant pas les 15nd. Un bémol, il est de face pour les premières 24h. Petite hésitation… on se lance, départ le lendemain à 8h.

 La traversée

Pour le moment les prévisions météo sont exactes, c’est calme, trop calme. Il faut espérer que cela ne durera pas trop longtemps car nous n’avons pas l’autonomie de gasoil nécessaire pour toute la traversée. Cela nous condamnerait à attendre, en dérivant au milieu de la mer, que le vent arrive.

Il se lève enfin. Comme prévu, il est de face. Pour économiser notre carburant nous décidons de tirer des bords. Un adage marin me revient à l’esprit :

« Remonter au vent c’est faire, deux fois la distance, trois fois le temps, quatre fois la peine. »

Quand arriverons nous ?

A l’image de notre toute première traversée nous nous serrons l’un contre l’autre, partageant la petite place du cockpit protégée du vent. La journée, la nuit passe, heure par heure. Des orages éclatent autour de nous sans nous atteindre. Nous sommes des marathoniens, nous gérons notre énergie, notre fatigue sur la durée.

Au matin le vent et les vagues sont plus favorables. Le bateau marche bien, cela joue sur notre moral. Nous nous sentons temporairement maîtres des éléments. Nous sommes libres, forts, heureux. Quand revivrons nous des moments aussi intenses. Image d’une planète surpeuplée qui nous offre des centaines de Km2 uniquement pour nous. Nous respirons profondément. Nous pêchons aussi. D’abord une dorade coryphène transformée immédiatement en déjeuner, puis, dans l’après-midi l’événement attendu depuis Naples : un puissant départ de moulinet. A ce stade je parle bien d’événement et non pas de bonne nouvelle, car trois évolutions sont encore possible:

- Remontée du leurre et du poisson : bonne nouvelle

- Remontée du leurre sans le poisson : non événement (si la lutte dure une heure, cela peut tout de même virer à la frustration)

- Perte du leurre et du poisson : mauvaise nouvelle, surtout quand le leurre était un cadeau.

Cette traversée nous permettra de faire les trois en trois jours. La « master piece » tant convoitée depuis des mois sera enfin capturée : un thon frôlant les 10kg ! La persévérance paye et le voyage continue.

Toujours personne sur l’eau. Il y a moins de vagues ce qui nous aide, si toute fois nous en avions besoin, à dormir par quart de deux heures. A chaque fois je suis surpris par la résistance d’Angèle durant ces grosses navigations. Il faut dire que nous vivons à découvert. La fatigue se payera à échéance, quand nous arriverons au port. Le GPS parle d’encore 11h. Le vent baisse, ronron du moteur. A nouveau la nuit. Nous traversons un violent orage alors que la cote nous nargue à l’horizon. Odeur de terre mouillée à quelques miles de l’arrivée. Manœuvre à 3h du mat, avec en voisins surprises nos amis suisses, Werner et Denise. Belle manœuvre. Respect du gardien du port face à notre prise.

Nous avons réussi notre traversée. Nous sommes fatigués et heureux. A cet instant, nous sommes des vieux loups de mer connus et reconnus.

 Epilogue

Réveil avec le pain frais gentiment apporté par nos amis suisses. Découverte d’un long spaghetti de plus d’un kilomètre se promenant dans le port de Syracuse et menant… au Tsanga (c’est un filin que nous avons attrapé dans notre quille pendant notre traversée). Découpage du poisson à la scie. Préparation de conserves. Gueuleton avec nos voisins avec du vin français. Sommeil profond.

A bientôt,

 

Angèle et Jérôme

 

  

Changement de saison

Mi-parcours

Fin de journée et toujours seuls sur l’eau

 

Changement de catégorie

 

Réveil suisse

 

Tsanga Tsanga - bateau usine

 

 

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Mercredi 21 septembre 2005 3 21 /09 /Sep /2005 00:00

Tsangatour - 32ème épisode

 

 

-  Bonjour monsieur, auriez vous un instant à m’accorder, c’est pour le recensement universel. 

-  Oui, bien sur 

-  Vous êtes bien aimable. Première question : où vivez vous ? 

-  Sur l’eau, sur le Tsanga-Tsanga 

-  Je note. Deuxième question : Qui êtes vous ?

-   Angèle et Jérôme 

-  Non, je me suis mal exprimé, je voulais dire : De quelle espèces êtes vous ? 

-  Ah bon, … des humains alors 

-  Mais cela ne va pas du tout ! Vous êtes des mammifères terrestres. Vous ne pouvez pas rester plus longtemps sur l’eau. Vous avez 48 heures pour régulariser votre situation ! 

Bon sur ce coup là, nous nous en sommes bien tirés puisqu’il ne s’agissait que d’un mauvais rêve. Mais il n’empêche, mieux vaut prévenir que guérir. Après 7 mois à dormir sur l’eau, il est temps pour nous de reconquérir le plancher des vaches. Nous attaquons la bête par les pis : le Péloponnèse.

La température étant plus clémente, nous ressortons nos chaussures de marche et profitons de nos mouillages pour découvrir les alentours. C’est une bonne détente après nos longues étapes de navigation vent debout. Evidemment, notre réapprentissage terrestre ne va pas sans quelques rechutes non contrôlées en mer. Ainsi, hier au petit matin, à peine sortis de notre mouillage nous découvrons un banc de dauphins à une centaine de mètres de nous. Ni une, ni deux, la partie reptilienne de notre cerveau prend le dessus et nous voici sur le pont du bateau, en pyjama, Angèle tapant sur des casseroles et moi en train d’exécuter une danse chamanique venue tout droit de la Préhistoire pour les attirer vers nous. Vous pensiez ce genre de pratiques à bord des navires modernes révolues depuis l’apparition du GPS et du pilote automatique. C’est faux, et encore ceci n’est rien. Ecoutez donc l’histoire des poulets.

Au début, cela aurait pu passer pour un incident isolé. Un poulet entier oublié dans le frigo et retrouvé trop tard, quoi de plus banal. Un poulet périmé, c’est encombrant, cela ne sent pas bon et c’est biodégradable. La conclusion est donc logique : chicken overboard ! Deux semaines plus tard, même scénario : plouf, des cuisses cette fois. La série devait continuer. Tyrrhénienne, Adriatique, Ionienne, Egée, chaque mer a eu sa part de volaille. Allergie du frigo, mauvaise gestion des stocks, problème freudien avec le poulet, ou mal des transport chez les gallinacés, le débat n’est pas tranché. Evidemment, nous n’en sommes pas très fiers. Nous abordons le sujet uniquement parce que nous sommes entre nous. Mais il faut voir le bon côté de nos pratiques vaudou. Les vieilles histoires de marins à base de sirènes et de monstres des mers commençaient sérieusement à sentir la naphtaline ; y rajouter des danses chamaniques et des poulets périmés, c’est relancer la discipline.

 A bientôt,

 

 

 Angèle et Jérôme

 

 

 

 

 

 Carrés blancs et piquants verts

 

 

 

 Univers cycladique

 

 

 

 Escale sur la lune

 

 

 

 Géologie choisie

 

 

 

 Carte de navigation de poche

 

 

 

 Hygrométrie automnale

 

 

 

 Winch du plus gros bateau du port

  

 

 

 Photographe, Angele

 

 

 

 Cailloux Turco-Venitiens,  Grece 

 

 

Photographe, Jerome

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