35e episode - Actualité
Tsangatour – 35ème épisode Nous sommes en route et notre esprit n’est pas vide. L’actualité récente s’est chargée de nous transmettre sa vision de l’île italienne de Lampedusa. L’image se cristallise. Des réfugiés africains derrière des barbelés, des boats people, une île sur les dents, en état de siège, en alerte. A l’autre extrémité il y a les images du film Respiro, hymne à la vie et à la méditerranée. Au milieu, se trouve le Tsanga qui arrive en vue de l’île. Le premier contact est radiophonique. Nous entrons dans le port et faisons des ronds dans l’eau entre les bateaux de pêche en attendant que l’officier du port nous donne son aval. Il est incompréhensible. Nous retrouvons à regret cette facette des autorités italiennes procédurières et pas claires. Pour couper court, nous prétextons un problème de radio et allons nous installer à côté des deux seuls voiliers de l’île. Comme souvent dans ces coins perdus, un couple de francophones nous accueille et nous invite à déjeuner sur leur bateau, le Delirium. Ce n’est pas de refus après une navigation difficile marquée par un peu de casse en particulier notre téléphone portable. Nous faisons connaissance avec Veronica et Jean Paul. C’est un couple germano-belge, la cinquantaine joviale, navigateurs idéologiques et inventeurs dans l’âme. Nous ferons ensemble un bout de route. Jean Paul est fin cuisinier. C’est un peu troublant quand on est né à Cannes de se faire enseigner la préparation de la soupe de poisson et de la rouille par un Belge. Cependant, le rajout dans les ingrédients de pommes de terre « finement coupées dans le sens de la longueur » trahit à mon avis une réinterprétation bruxelloise de la recette d’origine. Nous allons découvrir l’île. C’est un caillou pelé où une seule ville a pu pousser. L’atmosphère y est paisible et vivante à la fois. Les gens sont souriants et aimables, ils vivent dans les rues jusque tard le soir. Le parc automobile est une curiosité. La moitié des véhicules sont des Méharis multicolores formant ainsi une forme de réserve écologique pour Citroën des années 70. Adaptation des espèces, les essuies glaces ont disparus sur cette terre aride. Vu qu’il s’agit de l’unique véhicule terrestre qui nous attend à notre retour, nous préparons le terrain en en louant une. Rouge, comme l’originale. Nous visitons l’île avec nos nouveaux compagnons, nous découvrons une plage de rêve. Vaste aquarium sur sable blanc où une multitude de poissons viennent saluer les nageurs. Jean Paul m’explique son concept de voilier qui révolutionnera la plaisance. Il cherche un investisseur, avis aux amateurs. Veronica nous commente le livre qu’elle a écrit sur sa vie et ses choix. Nous accordons nos programmes.
La météo est clémente malgré les risques d’orage. Nous partirons demain à la découverte d’un nouveau pays. Direction Cap Afrique en Tunisie, porte d’entrée obligatoire du troisième continent de notre périple. A bientôt, Angèle et Jérôme








