23eme episode - Etude Climato-comportementale

Publié le par Jerome et Angèle

Tsangatour – 23ème épisode

- Etude climato-comportementale -

On essaye de nous le cacher dans les grandes villes. On essaye de nous rendre raisonnables en nous chauffant l’hiver et nous climatisant l’été. Mais la vérité est que l’homme est une machine guidée par la météorologie.

Tels les trois pistons d’une trompette, la température, l’humidité et la pression de l’air sont capables de jouer sur une large gamme d’humeur. Depuis notre départ nous avons eu l’occasion de l’expérimenter en passant du grand froid aux orages de printemps. Nous n’attendions alors qu’une chose : pouvoir nous mettre en maillot. Mais maintenant que l’été est là, la chaleur écrasante des jours sans vent dans les Cyclades nous fait penser avec nostalgie à notre départ sous la neige. Par ce temps, le seul membre d’équipage à montrer assez d’énergie pour naviguer est le pilote automatique. Par jour de meltem, c’est différent. Nous n’avons pas le choix il faut s’activer en permanence pour adapter la toile à la volonté du vent. On souhaite alors que la nuit soit calme pour pouvoir bien dormir. C’est ce qui arrive parfois. D’autre fois, c’est ce qui aurait dû arriver…

 - Un samedi soir sur la terre-

 Il est des mouillages que l’on peut trouver dans les ouvrages de navigation. Il en est d’autres qui sont accessibles seulement en gagnant la confiance de nos voisins de ponton afin qu’ils nous livrent leurs perles jalousement gardées. Ce fut le cas avec le petit port de pêche de Parianos sur l’île de Koufonisia.  Confirmé par deux navigateurs,  ce lieu semble être un havre de paix écarté des routes habituelles des voiliers. Le vent étant favorable nous décidons de nous y rendre. Traversée sereine, pêche d’une bonite pour les sashimis du soir, et arrivée au port pour le coucher de soleil : que du bonheur. L’île semble presque déserte. Nous nous accrochons à une bouée, seul voilier entre les barques et les bateaux de pêche. Le cadre est superbe et le silence absolu, seul le tic tac de l’horloge de bord est audible. Unique édifice, une taverna blanche est située sur le bord. Nous dînons tranquillement à bord, quand soudain de la techno à fond fait vibrer le bateau. Nous sommes samedi et seule distraction pour les quelques habitants de l’île, ce soir la taverna se transforme en boite de nuit. N’ayant pas peur de déranger les voisins le DJ lâche les décibels. Nous en prendrons jusqu’à 5h du matin.

 

Ca fait partie des petites choses que l’on mémorise avec l’expérience. Ne pas prendre le périph le vendredi soir, ne pas mouiller dans un petit port de pêche le samedi soir.

 

Lumière cycladique  

 

Si vous voyez ce bateau fuyez. Il parcourt les Cyclades et son petit plaisir est de décharger du ciment afin d’en recouvrir les pauvres petits voiliers avoisinants.

Objet de frustration du marin : Affronter la tempête pour finir dans un endroit ou l’on peut se rendre en camping-car.

 

 

 

Angèle de corvée de poubelle.  

 

Vision de jour  

 

 Vision de nuit 

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Publié dans tsangatour

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