29eme Episode - Tout y est
Tsangatour - 29ème épisode Tout y est, le vent, les vagues, le courant. Tout est de face. Il est des destinations qui se refusent à vous. C’est le cas de Rhodes. Bien que partis à 4h du mat de Castelhorizo avec l’espoir d’arriver dans l’après-midi, nous voyons inexorablement le soleil baisser à l’horizon et avec lui nos chances d’arriver avant la nuit. Rien à faire, nous avons fait 60 miles sans trop de difficultés, mais les 15 derniers nous résistent déjà depuis 4h. Je préfère ne pas trop y penser et m’évader dans mon bloc-notes. Ce sont des moments où l’on ne peut s’empêcher de se demander pourquoi nous faisons cette traversée ; ce qui m’amène à la réflexion suivante ... Les oiseaux migrateurs avec un cerveau de 20g s’organisent pour passer l’hiver au sud et l’été au nord afin de profiter en permanence de la douceur climatique. Nous, sur le Tsanga, alors que la durée du jour commence à sérieusement décliner, nous quittons le pays le plus chaud de notre périple pour nous rapprocher petit à petit du plus froid. Pourquoi ?
Avant tout pour nous démarquer d’un cerveau de 20g, mais également parce que nos amis, la famille et le pays nous manquent.
Les visites successives que nous avons eues nous ont pris dans un tourbillon et nous n’avons pas vu l’été passer. Nous retrouvons maintenant nos marques à deux. Nous rencontrons des gens : une petite famille belgo-luxembourgeoise partie en congé parental sur un catamaran à la naissance de leur deuxième enfant, un chercheur autrichien recopiant les textes se trouvant sur les tombeaux Lyciens dans le but de les déchiffrer, un étudiant de médecine en stage, un vieux loup de mer ayant déjà vécu un naufrage et pas démoralisé pour autant, un voisin turc agressivo-affectueux … Nous avons pris le temps de bichonner le Tsanga avant les grosses traversées du retour, de la bonne huile neuve pour le moteur et divers produit d’entretien pour le reste. Nous préparons les navigations, cela faisait un mois que nous n’avions pas pris la météo. Nous quittons la Turquie après être allé jusqu’à Antalya, les coffres et l’esprit encore un peu plus chargés de souvenirs. Il y a une chose que nous ne regretterons certainement pas, ce sont les goulettes. Ces gros bateaux en bois locaux n’ont aucun respect pour les autres sur l’eau et en arrivent à être dangereux. Indice caractéristique, les navigateurs se saluent en mer, eux non. Une dernière petite chose sur la Turquie, juste pour la culture : Les scientifiques nous disent la vérité, le réchauffement planétaire est en marche et nous en sommes les témoins impuissants. C’est bien simple nous n’avons pas vu la moindre trace de banquise sur notre route, pas un iceberg ! Nous avons également pris conscience de notre déconnection de l’actualité mondiale. Cela vous fera sûrement sourire, citadins bien informés que vous êtes, mais nous ne savions même pas que le pôle nord était devenu une possession turque. Enfin l’erreur est réparée, le pôle nord en turc se dit Demre et finalement nous y sommes arrivés. J’en veux pour preuve la statue du père Noël qui trône en son centre en tant que citoyen d’honneur de cette ville. Ainsi la légende veut que Saint Nicolas (Père Noël étant son nom d’artiste), évêque de la ville au IVème siècle, soucieux d’offrir de quoi payer une dote à trois jeunes filles déshéritées, le fit incognito en laissant tomber dans la cheminée trois bourses d’or. A ce même moment, une des filles faisait sécher ses bas auprès de l’âtre. La suite vous la connaissez. Le vent forci, nous devons retourner à la manœuvre. A bientôt, Angèle et Jérôme

Theorie de l'evolution

Mouillage sur mesure

Sortie de bain

Visite d'Olympos

Tsanga creativite:
Aujourd'hui nous avons failli prendre un parachute dans le mat

Combat de gladiateurs

Dormir a la belle etoile

Arrivee dans le vieux port d'Antalya: 2 voiliers de plaisance

Fort comme un turc

Theatre d'altitude a Termessos

Visite francophone sur le Vanessa Star

Modernite:
Transmission d'adresses email respectives via papier sur annexe

Le meilleur pour la faim