12eme episode - Seigneur, soit mon rocher

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Tsangatour – 12ème Episode


« Seigneur, soit mon rocher dans la tempête… »Hymne religieux populaire en Bretagne

« Ceux qui ont écrit cela ne sont visiblement jamais montés sur un bateau » Jean-François

Voici maintenant la mer Ionienne qui se présente devant notre étrave. Deux cents miles de côte Calabraise pour faire la liaison entre la mer Tyrrhénienne et la mer Adriatique. Le changement est notable. L’heure est aux grandes traversées à la voile de plus de douze heures. Le vent puissant, mais instable, nous assure des moyennes de navigation supérieures à six nœuds et nécessite un engagement permanent de l’équipage. C’est l’époque des dauphins qui nous rendent régulièrement visite et jouent avec le bateau. A ce sujet la technologie moderne, qui nous a permis jusqu'à maintenant de partager beaucoup de choses avec vous, a montré ses limites. Il est impossible de photographier le bond des dauphins avec le temps de prise des appareils numériques actuels. C’est aussi la rencontre, contre toute attente, avec des français dans le petit port de Rocella Ionica. Ils sont plusieurs à être bloqués là depuis quelques jours par le mauvais temps. Ils ont prévu de partir ensemble le lendemain de bonne heure vers le nord. C’est décidé, nous nous reposerons un autre jour et nous nous joignons au convoi.

Le Juana, bateau plus petit et plus ancien part en avance avec sa petite famille à bord composée des parents, Yaël et Robert, et les enfants, Loris, un an et Lena, trois ans. Partis il y a un an de Marseille, ils font le même tour que nous, mais à la Marseillaise … en trois ans. L’autre bateau français est celui de Francine et Jean-François, grands navigateurs bretons retraités ayant écumé l’Atlantique et les Caraïbes avant de venir provoquer les méridionaux sur leur terrain. Enfin Jane et Hugues, jeune retraité de l’armée britannique, sont la touche anglaise du groupe.

La matinée est agréable et peu ventée, pour la première fois un échantillon d’été s’offre à nous. Ce convoi est une nouveauté pour nous. C’est un sentiment fort d’appartenance à un groupe. Les premiers colons venant de la mer devaient nous ressembler : hétéroclites et unis dans la tempête. Car tempête il y a eu. Nous avons tous dû réduire la toile dans des manœuvres plus ou moins réussies et remplacer nos pilotes automatiques devenus inopérants face à une forte houle. Cela pendant plus de six heures. Pas fâchés d’arriver au port. Francine et Jean-François seront les premiers, et qui plus est en forme, habitués qu’ils sont de ce genre de conditions. Ils sont suivis par les anglais et par nous dans un état déjà moins bon. Enfin la Juana arrive ayant du affronter en plus du gros temps, les peurs et les pleurs des enfants. Heureusement tout cela sera déjà de l’histoire ancienne lors de l’apéro partagé le soir même sur le Tsanga-Tsanga.


Le lendemain sera une journée tranquille de récupération à discuter sur un bateau ou sur l’autre. Nous découvrons nos voisins, les raisons de leur voyage, nous échangeons des conseils un verre à la main. Le dîner cette fois est sur le Juana. Il est suivi d’une projection de « L’âge de glace » sur le Tsanga pour le plus grand bonheur des enfants…et aussi d’Angèle.

Nous serions bien restés plus longtemps dans cette ambiance tranquille, mais les jours passent et nous devons reprendre notre route.

Nous partons pour Crotone où nous rejoignons Francine et Jean-François partis la veille. Il fallait s’y attendre ; la lourde polémique sur les qualités de navigateur respectives des bretons et des méridionaux ne pouvait pas nous épargner. Jean-François avait déjà gagné une régate, il était temps pour moi de sortir mes armes secrètes de sudiste. C'est-à-dire : la passerelle pliante pour descendre sur le quai (arme psychologique) et surtout le Gennaker. Il s’agit d’une voile d’avant mi-genois mi-spinnnaker idéale dans une petite brise de travers. C’est très exactement ce que nous eûmes le lendemain, ce qui nous a permis de remporter une éclatante victoire et de conclure par un match nul, laissant la polémique au point mort. Et surtout que l’on ne vienne pas me dire que les points marqués à l’extérieur comptent doubles.

Nos chemin ont maintenant divergé et nous voici à nouveau en solo en route pour de nouvelles aventures.

Une petite beaute chez le coiffeur

Lumiere magique

Lumiere menacante

Moitie d'equipage

Recette : Ingredients : deux lignes de traine / Preparation : deux manoeuvres de prise de ris

Enfin, le port ...

... et l'apero qui va avec

Restes d'un passe belliqueux

Diner au bord de la Juana

Desoles pour le reflet blanc sur le bateau, c'est l'eclat du Galac

Souvenirs, souvenirs

Bella Ragazza !

L'arme fatale II

A bientôt,

Angèle et Jérôme

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Publié dans tsangatour

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P
Aujourd'hui c'est le jour du muguet nous vous envoyons quelques clochettes<br /> ding-ding-ding.<br /> Toujours passionnés par vos aventures. Dans la serie des dictons bretons il y a quelques breizous sur votre site<br /> "Qui trop écoute la météo passe sa vie au bistrot."<br /> Et repasse moi la bouteille de rhum pour trinquer à la santé d'Angéle & Jérome.<br /> BON VENT.<br /> <br />
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H
Et la barbe ? Le coiffeur aurait-il eu raison du système pileux estivalien ?...<br /> <br /> En tous cas, cela fait plaisir de voir que les sourires de nos deux loulous de mer sont toujours là !<br /> <br /> Dans la série "j'aime beaucoup ce que vous faites", continuez, on adore !<br /> <br /> Helene M et Sophie P (qui songent a venir vous voir au milieu des iles grecques)<br /> <br /> PS : rappelons le proverbe breton "horizon pas net, reste à la buvette", alors profitez de l'été qui arrive, le foie vous le rendra ! ;-)<br /> <br />
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